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Georges Tabaraud

Georges Tabaraud

Georges TABARAUD
Critique d’art
Journaliste au Patriote de la Côte d’Azur

C’était en 1947. Au printemps je crois. Romuald Dor de la Souchère, helléniste passionné d’art contemporain, venait d’offrir les cimaises du Musée d’Antibes, dont il était le conservateur, à Ladislas Kijno, un jeune peintre quasi inconnu, en convalescence sur la Côte d’Azur. Il l’avait fait avec la même simplicité que douze années plus tôt il les avait offertes à Pablo Picasso déjà au sommet de sa gloire.

Depuis le vieux château Grimaldi était devenu le premier musée Picasso. Il présentait en permanence l’ensemble de l’œuvre peint dans ses murs pendant l’été et l’automne 1945 quand «la joie de vivre» naquit autour de Françoise Gilot.

Picasso l’y avait laissé en dépôt avant d’en faire don au musée.

En ouvrant ainsi les portes de son musée devenu prodigieux à des jeunes peintres Dor de la Souchère savait très bien l’aide qu’il leur apportait ainsi. C’est donc dans ce musée, en 1957 que j’ai rencontré pour la première fois Kijno et son œuvre. J’ai découvert ce jour-là un personnage singulier, attachant, enthousiaste et généreux, dont le travail me surprit par la nouveauté, le rythme, la gestuelle qu’il exprimait.

Les «figuiers», les «Galets décorés», les «Papiers froissés» qu’il exposait pour la première fois sont devenus des classiques de son œuvre. Ils annonçaient une grande carrière que l’avenir n’a pas démentie.


Source: catalogue de la rétrospective Kijno au Musée Russe d’Etat Russe de Saint-Pétersbourg, 2006, Palace Editions

Contact

administration@kijno.com

Photos des bandeaux par Alkis Voliotis, voir les photos entières